Publié le 06/03/26
De la cuisine aux ascenseurs : le parcours de Rémy
📅 Âge : 26 ans
📍 Campus : Marseille
🎓 Formation : Électricien·ne du bâtiment
À 26 ans, Rémy a tourné la page de la restauration, où il enchaînait les services et les horaires décalés, pour se reconvertir dans l’électricité du bâtiment avec l’École Gustave à Marseille. Aujourd’hui ascensoriste en alternance, il intervient en autonomie sur son secteur pour le dépannage et la maintenance, et raconte comment il a trouvé, enfin, un métier manuel qui lui correspond vraiment.
De la restauration à la reconversion dans le BTP
Avant de rejoindre l’École Gustave, Rémy travaillait en restauration, en cuisine, avec des journées rythmées par les services du midi, du soir et les week‑ends. Il explique que ce mode de vie lui donnait la sensation de « vivre uniquement pour le travail », au point de ne plus avoir de temps pour lui en dehors du restaurant.
S’il aimait le métier en lui‑même, la pression, les horaires et la dépendance à l’ambiance de l’équipe ont fini par peser. Il souhaitait un rythme plus stable, des journées de travail en journée, et un métier moins stressant, tout en restant dans le manuel. Il savait en revanche qu’il ne voulait pas d’un poste derrière un bureau : il a besoin de bouger, d’être en mouvement et de voir concrètement le résultat de ce qu’il fait.
C’est dans cette réflexion qu’il découvre l’École Gustave, via un site d’offres d’emploi. L’idée d’une reconversion dans un métier du bâtiment, avec un vrai besoin sur le marché et des perspectives d’avenir, commence alors à faire son chemin.
Choisir l’électricité pour un métier technique et concret
À l’origine, Rémy ne se destinait pas du tout au BTP. Il n’avait jamais envisagé d’y travailler et ne connaissait pas l’univers de l’électricité. Ce qui l’attire, lorsqu’il découvre la formation d’électricien du bâtiment, c’est l’équilibre entre technicité et travail manuel.
Il décrit l’électricité comme un métier du bâtiment dans lequel on utilise beaucoup son esprit d’analyse, sa compréhension technique et sa capacité à résoudre des problèmes. C’est précisément ce mélange – terrain + réflexion – qui le décide à tenter l’aventure, même s’il n’avait pas imaginé se reconvertir dans ce domaine au départ.
Pour lui, c’est aussi un choix pragmatique : l’électricité est un métier qui sera toujours présent, avec des besoins constants et un salaire convenable, ce qui en fait une voie d’avenir.
Trois mois de bootcamp pour partir de zéro
Quand il arrive à l’École Gustave, Rémy ne connaît quasiment rien à l’électricité. Les trois premiers mois de bootcamp jouent donc un rôle clé dans sa reconversion. Il y découvre progressivement les bases du métier, répond à toutes les questions qu’il se posait sur le fonctionnement des installations, et voit sa curiosité satisfaite.
Son formateur, Pascal, l’a particulièrement marqué. Rémy parle de lui comme d’un vrai pédagogue, capable de trouver le bon équilibre entre exigence et bienveillance. Il le décrit comme strict sans excès, capable de demander beaucoup tout en accompagnant ceux qui ont des difficultés. Cette posture lui rappelle les figures paternelles de son entourage, et il parle de lui avec beaucoup d’affection.
Au‑delà du contenu technique, ce retour à « l’école » après plusieurs années de travail lui fait du bien. Il retrouve un cadre, des repères, des personnes qu’il voit régulièrement en dehors du cadre purement professionnel, et a le sentiment de s’inscrire dans une nouvelle dynamique.
De l’électricien à l’ascensoriste : découvrir un métier de niche
En alternance, Rémy découvre un métier qu’il ne connaissait pas du tout au départ : ascensoriste, un poste à la croisée de la mécanique et de l’électricité. Il se forme au dépannage et à la maintenance préventive et curative des installations sur son secteur, avec un haut niveau d’autonomie.
Au début, il n’imaginait pas du tout se diriger vers cette spécialisation. Il explique même que ni l’électricité, ni le métier d’ascensoriste ne l’attiraient particulièrement avant sa reconversion. Pourtant, c’est en pratiquant qu’il change complètement de regard : aujourd’hui, il dit « adorer » ce qu’il fait et se projette dans ce métier comme une vraie carrière.
Il apprécie particulièrement le fait de gérer son secteur, ses pannes, et de travailler en autonomie, dans une ambiance plus détendue que celle qu’il a connue en cuisine. Il souligne qu’il y a moins de tensions, moins de pression collective, et davantage de « bon délire », tout en restant dans un cadre professionnel sérieux.
Un équilibre retrouvé et une vraie projection dans le métier
Rémy vient de passer son examen de fin d’année et travaille aujourd’hui comme ascensoriste en alternance, avec une discussion en cours pour rester dans l’entreprise après l’obtention de son diplôme. Il est satisfait des conditions proposées et se projette sur plusieurs années dans cette activité, même s’il garde l’idée d’évoluer encore avec le temps.
S’il ne considère pas encore avoir « fini » son parcours en termes de compétences, il se dit globalement satisfait de ce qu’il a accompli et estime que la formation s’est déroulée comme elle devait se dérouler. Il sent qu’il a beaucoup progressé, qu’il est à sa place et qu’il a trouvé un métier dans lequel il peut s’épanouir.
Surtout, il insiste sur un point : le matin, il est heureux de partir au travail. Là où la restauration dépendait beaucoup de l’équipe et pouvait être source de tensions, il trouve dans son métier d’ascensoriste un équilibre entre responsabilité, autonomie et ambiance de travail agréable. Dans cette reconversion, il a le sentiment d’avoir, enfin, trouvé sa voie.